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SAD-APT UMR INRA Agroparistech

Soutenance de thèse de Mélanie Congretel jeudi 15 juin 2017 à 14h, à AgroParisTech (site Claude Bernard), amphithéâtre Julien Coléou.

La soutenance se déroulera à AgroParisTech (site Claude Bernard 75005 Paris), amphithéâtre Julien Coléou.

Doctorante au sein de l'équipe Proximités de l'UMR 1048 INRA-AgroParisTech SADAPT, Mélanie Congretel soutiendra sa thèse intitulée "Une plante, des fils et des clones. Histoires amazoniennes de guaraná(s) dans un monde globalisé" Elle a été dirigée par Florence Pinton (Professeure de sociologies à SADAPT), et a bénéficié du co-encadrement du Pr. Henrique dos Santos Pereira, directeur du Centre des Sciences de l'Environnement à l'Université Fédérale d'Amazonas au Brésil.

"Une plante, des fils et des clones. Histoires amazoniennes de guaraná(s) dans un monde globalisé"

Composition du jury

Mme Lecomte, Jane

Professeure, Université Paris-Sud

Examinatrice

Mme Magda, Danièl

Directrice de recherche, INRA

Examinatrice

M. Mélard, François

Professeur, Université de Liège

Rapporteur

Mme Müller, Birgit

Directrice de recherche, EHESS

Examinatrice

M. Pereira, Henrique dos Santos

Professeur, Université fédérale d’Amazonas

Co-directeur de thèse

Mme Pinton, Florence

Professeure, AgroParisTech

Directrice de thèse

M. Thomas, Frédéric

Chargé de recherche, IRD

Examinateur

Résumé de la thèse :

Peut-on rendre compte des batailles identitaires et territoriales que révèle la globalisation des ressources et des marchés, en décrivant comment une plante cultivée depuis plusieurs siècles en Amazonie brésilienne se transforme en plante « sauvage » ou, à l’opposé, en plante « technologique » ? La thèse explore, dans un contexte de transition écologique et de critique du paradigme agricole moderniste, les expressions et les enjeux locaux de ce basculement socio-environnemental, en s’intéressant aux relations qui se tissent entre des hommes et une plante emblématique de la région, le guaraná (Paullinia cupana var. sorbilis). En croisant les regards sur quatre projets distincts de valorisation de cette plante énergisante, elle interroge aussi la manière dont des populations amazoniennes se saisissent de ce contexte mouvant et innovent pour négocier leur rapport à la modernité, à la croisée de filières mondialisées et d’un territoire, le Bas-Amazonas, où la plante est historiquement inscrite.

Dans le sillage de l’école interdisciplinaire des humanités environnementales, notre travail aborde le guaraná comme un acteur des projets étudiés. Il combine des enquêtes ethnobotaniques à une approche socio-anthropologique inspirée des science studies, pour rendre compte des expériences locales de la plante et des multiples formes que prend l’innovation dans une région longtemps restée à l’écart des dynamiques de développement. En abordant la plante au prisme du concept d’ontologie, nous montrons que coexistent aujourd’hui dans le Bas-Amazonas plusieurs guaranás, définis et façonnés par de multiples ingrédients : des ressources biologiques, des pratiques, des techniques, des savoirs, des représentations, des projets de valorisation et des règles de droits. Loin de représenter différents points de vue sur une même plante, ces « guaranás » sont des plantes distinctes. Ils incarnent les frictions entre différents mondes dont les réseaux plus ou moins étendus s’entrecroisent et cherchent à s’ancrer dans le territoire, pour s’imposer aux autres, pour leur résister, ou inventer de nouvelles représentations du développement territorial.  

Mots clés : agrobiodiversité, agriculture familiale, ethnobotanique, innovation, ontologies, Sateré-Mawé