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Economie Publique

UMR Economie Publique

Soutenance de thèse

Barbara Langlois : Incitations économiques pour la régulation de la fourniture de bouquets de services écosystémiques dans les agroécosystèmes. Lundi 11 juin 2018.

 Prochaine soutenance

Barbara Langlois soutiendra sa thèse intitulée "Incitations économiques pour la régulation de la fourniture de bouquets de services écosystémiques dans les agroécosystèmes", le 11 juin 2018 à 14h, à AgroParisTech, rue Claude Bernard, amphi Tisserand
Résumé : Les agroécosystèmes font face à un déclin des services écosystémiques (SE) de régulation, non-marchands. Nous l’interprétons via deux concepts économiques : les biens publics qui appellent une régulation, et la production jointe qui souligne les conséquences des interactions entre SE dans leur régulation.
Cette thèse étudie comment accroître la fourniture de SE non-marchands par des incitations économiques, en prenant en compte la multiplicité des SE et les interactions entre eux.
Nous étudions d’abord la régulation des biens publics joints à l’aide de microéconomie théorique. Ensuite, nous menons une analyse appliquée avec des données agroécologiques simulées et des méthodes numériques pour définir les solutions coût-efficientes et les incitations pour leur mise en œuvre. Nous comparons plus particulièrement les incitations basées sur les actions et sur les résultats.
Nous montrons théoriquement que les interactions entre SE rendent leur régulation plus complexe, notamment avec des incitations basées sur les résultats, et quand le coût varie selon les bouquets de SE. Dans l’analyse appliquée, nous montrons que prendre en compte le coût de la fourniture des SE est crucial pour maximiser leur fourniture avec un budget limité. Nous montrons que les incitations basées sur les résultats sélectionnent les solutions coût-efficientes mais induisent un budget plus élevé que les incitations basées sur les actions, à cause des interactions entre SE. Enfin, nous montrons que l’analyse à l’échelle du paysage et l’hétérogénéité modifient les solutions qui maximisent les SE, mais pas les propriétés des deux types d’incitations.
Nos résultats soulignent que les politiques agro-environnementales doivent cibler les services écosystémiques de manière intégrée, si possible à l’échelle de la ferme ou du paysage et considérer le coût de leur fourniture. Les incitations basées sur les résultats ne sont pas la solution à tous les problèmes des politiques agroenvironnementales.

Thèses soutenues :

Marion Dupoux a soutenu sa thèse intitulée "Structure of preferences, decision-making and the environment: theoretical and experimental approaches", le lundi 16 janvier.

Résumé :

Le changement climatique englobe un large éventail d’impacts tels que des événements climatiques extrêmes, des pertes de biodiversité ou la déforestation. Ces impacts sont très hétérogènes entre les pays. En outre, les pays se  distinguent les uns des autres en fonction de leurs préférences et / ou de leur contexte (niveaux de revenu et de qualité de l’environnement). Avant toute mise en oeuvre, les projets qui engendrent des impacts économiques et environnementaux sont évalués. Le principal outil utilisé pour l’évaluation des projets est l’analyse coûts-avantages. Il repose sur la manière dont les quantités (objectives) sont comptabilisées et sur la manière dont l’environnement est valorisé via le consentement à payer individuel et au cours du temps via les taux d’actualisation. Ces deux derniers éléments sont fondés sur les préférences et le contexte de décision.

Cette thèse vise analyser les déterminants (objectifs et subjectifs) à l’origine de l’hétérogénéité des évaluations de projets. Dans un premier temps, j’analyserai comment les quantités (objectives) sont incorporées dans l’analyse coût-bénéfice. Le premier chapitre principal traite de la manière dont l’analyse coût-bénéfice est affectée par la distribution temporelle des impacts considérée. À travers l’exemple du changement d’affectation des terres provenant de la production de biocarburants, il ressort que les décisions concernant les projets ayant des impacts environnementaux non constants dans le temps s’appuient sur des valeurs actuelles nettes biaisées, ce qui peut entraîner la mise en oeuvre de projets en réalité non souhaitables ou la non-implémentation de projets réellement souhaitables. Ce travail est à la fois théorique et numérique.

Ensuite, j’étudie le rôle de la structure des préférences, c’est-à-dire si les biens privés et les biens environnementaux sont substituables ou complémentaires au sein de l’utilité, sur la prise de décision individuelle dans un cadre individuel puis un cadre collectif. Au niveau individuel (deuxième chapitre principal), nous développons un modèle théorique qui permet soit de la substituabilité, soit de la complémentarité entre les biens en fonction du contexte (revenu et qualité de l’environnement). Il en résulte que l’élasticité-revenu du consentement à payer marginal peut être négative dans un contexte de substituabilité inter-biens, ce qui contraste avec les modèles habituels qui ne permettent que des élasticités positives du revenu (le bien environnemental ne peut jamais être inférieur mais est toujours normal). Notre cadre théorique affecte également la façon dont la consommation et la qualité de l’environnement sont actualisées, ce qui est d’autant plus pertinent dans un contexte de chocs sur les revenus. Au niveau collectif (troisième chapitre principal), j’utilise une approche expérimentale pour analyser l’effet de l’interaction entre les individus ayant des structures de préférences différentes sur les contributions au bien public. Il en résulte que la substituabilité parfaite est associée à un plus grand nombre de passagers clandestins que la complémentarité. Cependant, une aversion à l’inégalité avantageuse émerge également des individus dont les préférences sont à l’origine d’une parfaite substituabilité vis-à-vis de ceux dont les préférences sont fondées sur la complémentarité. Ces résultats suggèrent que la structure des préférences, souvent négligée, joue un rôle majeur sur la façon dont les individus valorisent l’environnement, et donc sur la prise de décision relative à l’environnement.

 

Nicolas Legrand a soutenu sa thèse intitulée « Revisiting the competitive storage model as a tool for the empirical analysis of commodity price volatility » le lundi 21 novembre 2016.

Résumé :

Cette thèse propose une analyse empirique et théorique de la volatilité des prix des matières premières en utilisant le modèle de stockage compétitif à anticipations rationnelles. En substance, la théorie du stockage stipule que les prix des commodités sont susceptibles de s’envoler dès lors que les niveaux de stocks sont bas et donc dans l’incapacité de prémunir le marché contre des chocs exogènes. L’objectif principal poursuivit dans ce travail de recherche est d’utiliser les outils statistiques pour confronter le modèle de stockage aux données afin d’évaluer le bien-fondé empirique de la théorie du stockage, identifier ses potentiels défauts et proposer des solutions possibles afin d’améliorer son pouvoir explicatif.

 

Gaspard Dumollard a soutenu avec succès sa thèse intitulée "Gestion en futaie régulière d'une forêt à plusieurs classes d'âge en présence d'un risque de tempête", le vendredi 2 décembre 2016.

Résumé :

Le risque de tempête a un impact fort sur la gestion forestière, de manière directe à travers les dégâts qu'une tempête peut occasionner, et de manière indirecte à travers les comportements de précaution qu'il induit chez les producteurs forestiers.
Cette thèse aborde le problème de la gestion en futaie régulière d'une forêt à plusieurs classes d'âge en présence d'un risque de tempête et quand le producteur a des préférences récursives. Au contraire de l'espérance d'utilité, les préférences récursives permettent de distinguer aversion au risque et préférences intertemporelles.

Simon Bordenave a soutenu sa thèse intitulée "Essai sur les conséquences environnementales de la recherche et développement sur les variété agricoles", le jeudi 8 décembre 2016.