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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Economie Publique

UMR Economie Publique

L'impact de la hausse du prix des cultures sur l'utilisation d'intrants chimiques en France: une analyse économétrique structurelle

Contexte et enjeux

Les prix mondiaux des cultures ont augmenté de façon spectaculaire en 2007. En France, sur la période 2006-2010, le prix du colza a augmenté de 60%, passant de 261 euros à 416 euros la tonne. Cette période de prix élevés des cultures n'était pas limitée à la France. Elle a été observée sur tous les marchés céréaliers mondiaux. Trois principaux facteurs ont été identifiés comme étant les moteurs de cette hausse mondiale des prix des produits alimentaires: la demande croissante des marchés émergents, la dépréciation du dollar et les mesures de promotion des biocarburants.

Les biocarburants ont été présentés initialement comme une source d’énergie plus propre que les carburants fossiles. Cependant, il a été démontré que les prix élevés des cultures énergétiques conduisent à des problèmes de ruissellement d'azote et de pollution des eaux (Langpap et Wu, 2011), et aggravent le problème de changement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre découlant des changements d'affectation des sols (Searchinger et al., 2008).
Un modèle structurel reposant sur une fonction de profit multi-produits incluant le blé, l’orge et le colza est estimé économétriquement. Les auteures s'intéressent en particulier au cas du colza car elle est la principale matière première agricole pour la production de biodiesel en France. Leur travail teste l'hypothèse selon laquelle l'augmentation du prix de colza, due en partie aux aides aux biocarburants, incite les agriculteurs à intensifier leur production en utilisant davantage d'intrants chimiques (engrais et pesticides). Elles étudient les exploitations agricoles individuelles observées dans la période 2006-2009 dans le département de la Meuse.

Elles utilisent les estimations de l’élasticité de la demande d’engrais et de pesticides au prix de colza pour simuler les effets en France de la politique européenne sur les biocarburants. Ces estimations servent de base à la discussion du niveau d’un instrument de politique environnementale, à savoir d’une taxe sur les engrais pour limiter leur utilisation afin d’améliorer la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines.

Résultats

Les résultats économétriques révèlent qu'une hausse du prix du colza augmente la quantité d'intrants chimiques utilisés par hectare. Une augmentation du prix de colza de 1% conduit à la hausse de la demande d’engrais de 0.18% et de pesticides de 0.04%. Ces résultats indiquent que la demande d'engrais est plus sensible que la demande de pesticides au prix du colza. En outre, ces résultats montrent que, dans tous les cas où les coefficients sont significatifs, la demande d’intrants chimiques réagit plus fortement aux variations des prix des cultures que les subventions aux surfaces cultivées. Ils montrent également que des prix élevés du colza encouragent les agriculteurs à étendre leur surface cultivée en colza au détriment de l'orge et de la jachère. Ces résultats suggèrent que les mesures de promotion des biocarburants, qui ont contribué à l'augmentation du prix du colza ont eu un impact en termes d'intensification et de choix d'assolements, qui à leur tour peuvent induire des effets néfastes potentiels sur l'environnement.

Les auteures ont  également proposé un exercice de simulation basé sur les estimations d’élasticités de notre modèle économétrique. La simulation a été effectuée en deux étapes. En premier, elles ont simulé l’augmentation de la demande d’engrais suite à trois scénarii d’augmentation du prix des oléagineux stimulée par le développement des biocarburants au niveau européen. Ensuite, elles ont cherché le niveau d’une taxe sur les engrais qui permettrait de contrecarrer cette augmentation de la demande de pesticides. Dans cet objectif, elles se sont servies de l’élasticité-prix de la demande d’engrais estimée, qui est de (-0.28). Il s’avère que le niveau de la taxe sur les engrais se situe dans la fourchette 0.05 euros/kg et 0.27 euros/kg, dépendant du scénario d’évolution du prix des oléagineux. Ces taxes sont du même ordre de grandeur que la taxe sur l’azote pratiquée en Suède jusqu’en 2010 (0.19 euros/kg).

Perspectives

Dans la lignée de ce travail, les recherches avec A. Lungarska (INRA, UMR Economie Publique) se poursuivent pour estimer l’importance relative des usages du sol (incluant l’usage agricole et l’usage urbain) et de leur changement pour expliquer l’hétérogénéité temporelle et spatiale de la qualité écologique des cours d’eau français. La qualité écologique des eaux douces est souvent représentée par des indicateurs de l’état des peuplements piscicoles, comme les poissons.

 

Bayramoglu, B., Chakir., R. (2016), The impact of high crop prices on the use of agro-chemical inputs in France: a structural econometric analysis, in : Land Use Policy, vol. 55. p. 204-211.

Les résultats de ce travail ont été repris dans :
Bayramoglu, B., Chakir., R. (2016), Fertiliser tax of €0.05-027 per kilogram calculated for France as incentive to limit its use, in “Science for Environment Policy”: European Commission DG Environment News Alert Service, edited by SCU, the University of the West of England, Bristol.