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UMR ECOSYS - Ecologie fonctionnelle et écotoxicologie des agroécosystèmes

Prix Sophie Joimel

Sophie Joimel
Félicitations à Sophie pour son prix "Jeunes chercheurs-Biodiversité urbaine "

Dans un monde de plus en plus urbanisé, les citadins font part de nouvelles attentes sociétales autour des espaces végétalisés urbains de par leur rôle indéniable sur la régulation du climat ou de l’eau. La création de ces espaces de nature urbaine est également perçue comme un moyen de préserver la biodiversité en ville, bien que ce service soit rarement quantifié (Williams et al. 2014) surtout la biodiversité des sols. Cette biodiversité « cachée », la faune du sol, représente un quart de la diversité taxonomique globale et se voit pourtant généralement attribuée des enjeux de conservation faibles malgré le nombre important de services qui découlent de sa présence. Mes travaux de recherches visent donc à améliorer la visibilité de cette biodiversité des sols à travers l’acquisition de référentiels au sein du territoire urbain et à évaluer dans quelle mesure les acteurs peuvent l’affecter. A cette fin, j’étudie les communautés de collemboles, organismes millimétriques du sol impliqués dans les cycles du carbone et bioindicateurs reconnus, en relation avec les communautés végétales ou microbiennes. J’ai choisi de mener des investigations principalement au sein de jardins potagers urbains collectifs et sur les toits végétalisés qui sont des espaces de nature en pleine expansion. Un autre aspect novateur de ces travaux a été de comparer les sols de jardins urbains étudiés avec d’autres usages de sols (forestier, agricole au sens large, urbain et industriel) grâce à la création de collaborations et l’agglomération de plusieurs larges bases de données, permettant ainsi de travailler sur l’analyse de 3096 échantillons de collemboles. Les résultats ont montré une plus grande diversité biologique dans les sols de jardins ou sur les toits végétalisés comparés aux sols agricoles (Joimel et al, 2017). Par ailleurs, grâce à l’approche novatrice par les traits fonctionnels de la faune du sol, il a été possible d’étudier la colonisation des toits notamment par une dispersion passive par le vent - les collemboles "volants"- illustrant le besoin de connectivité des toits avec d’autres espaces de nature au sein de la matrice urbaine.

 

http://www.fondationbiodiversite.fr/10ans/recompenses/